Au début de cette année encore, les diplomates en poste à Washington s'extasiaient sur la «cohésion» de l'équipe Obama. Très peu de fuites sortaient de la Maison Blanche, «le Président a réussi à s'entourer de conseillers particulièrement loyaux», remarquaient-ils dans un mélange d'admiration et de dépit. C'était il y a des années-lumière… En quelques mois de combats acharnés, pour décider de la stratégie à suivre en Afghanistan ou réformer l'assurance santé, la «Dream Team» d'Obama s'est déchirée, au point qu'on parle maintenant plutôt «d'exode» à la Maison Blanche. La semaine dernière, Barack Obama perdait son principal conseiller économique, Larry Summers, qui annonçait vouloir reprendre sa chaire à Harvard. Cette semaine, on attend le départ de Rahm Emanuel, le secrétaire général de la Maison Blanche, personnage central des deux premières années de mandat. «Rahmbo», comme on le surnomme, rêve de devenir maire de Chicago et Obama l'a encouragé en déclarant qu'il y serait «excellent».
Beaucoup d’autres acteurs clés de ces deux premières années Obama sont aussi donnés partants. David Axelrod, un autre des confidents du Président, a promis à sa famille de rentrer à Chicago, début 2011 au plus tard. Très attaqué à l’intérieur même de la Maison Blanche, le général James Jones, conseiller à la sécurité nationale, devrait lui aussi bientôt libérer la place. Robert Gibbs, le porte-parole de la présidence, est loin d’avoir séduit les journalistes et pourr




