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Libération

Le procès Becker relance la polémique sur la RAF

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Publié le 30/09/2010 à 0h00

Les terroristes de la Bande à Baader méritent-ils d’être punis plus durement que les criminels nazis redevenus libres après quelques années de prison ? La question de l’acharnement de la justice allemande à l’encontre des membres de la Rote Armee Fraktion (RAF) se pose à l’occasion du procès de Verena Becker qui s’ouvre aujourd’hui à Stuttgart.

Arrêtée en mai 1977, année de l'assassinat du patron des patrons allemands Hanns Martin Schleyer et du suicide en prison de trois des fondateurs de la RAF, la police avait trouvé sur elle l'arme qui avait servi à assassiner, quatre semaines plus tôt, le procureur général de la République fédérale, Siegfried Buback. Des preuves insuffisantes pour l'accuser de ce meurtre, mais qui n'ont pas empêché Verena Becker, déjà largement impliquée dans les crimes de la RAF, d'être condamnée à perpétuité. Après douze ans de prison et une collaboration active avec les renseignements généraux allemands, Becker était graciée en 1989 par le président fédéral, Richard von Weizäcker, et vivait depuis à Berlin. Mais la découverte de nouveaux et tardifs éléments, notamment ses traces d'ADN sur la lettre de revendication de l'assassinat de Buback, a poussé le procureur général de la République fédéral à accuser Verena Becker de meurtre, un crime imprescriptible en Allemagne : «Enfait, le procureur n'a rouvert le dossier qu'à contre cœur, sous la pression de Michael Buback [fils de Siegfried Buback, ndlr] qui s'est constitué partie civile. Celu

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