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Libération

L’opposition russe en quête de soutien à Paris

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élections . Mikhaïl Kassianov, ex-Premier ministre, craint de ne pouvoir se présenter aux futurs scrutins.

Publié le 08/10/2010 à 0h00

Un an avant les législatives et dix-huit mois avant la présidentielle, l'opposition russe demande à Bruxelles de peser de tout son poids pour que ces scrutins décisifs se déroulent en toute transparence. De passage mercredi à Paris, l'ex-Premier ministre de Poutine passé dans l'opposition, Mikhaïl Kassianov, a annoncé qu'il se rendait au siège de l'Union européenne. «Il y a un mois, explique-t-il, nous avons décidé de faire une coalition en vue des législatives. Le problème est que nous ne sommes pas enregistrés et qu'aucun d'entre nous ne peut être candidat. C'est ce dont je veux parler avec l'Union européenne. Comment pouvons-nous accéder aux élections ? Lors du précédent scrutin, Poutine avait changé les lois en exigeant que tout candidat à la présidentielle réunisse 2 millions de signatures. Je les avais réunies. Les sondages en ma faveur étaient passés de 6 à 15%. Le pouvoir a jugé que c'était dangereux et ma candidature a été annulée.»

Le travail de l'opposition se résume à trouver les mécanismes qui lui permettront de briguer les postes en toute transparence. «On nous dit que Poutine est populaire. Que 40% des électeurs iraient voter pour lui si des élections avaient lieu demain. 40%, pas 70%. Si une élection libre avec des médias libres devait avoir lieu dans un an, et que dans cet intervalle l'opposition avait un accès libre à la télévision, il ne gagnerait pas.»

Ecartée des médias, l’opposition n’a plus accès aux électeurs que par Inter

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