Oubliés les 46 morts du Cheonan, cette corvette sud-coréenne coulée le 26 mars par une torpille nord-coréenne. Pour la première fois depuis l'arrivée au pouvoir, en février 2008, du président sud-coréen, Lee Myung-bak (un partisan de la manière forte avec Pyongyang, surnommé le «bulldozer»), des navires affrétés par la Croix-Rouge sud-coréenne transportant de l'aide alimentaire ont quitté en début de semaine des ports du Sud pour celui de Dandong, en Chine, d'où la marchandise doit être acheminée par camions en Corée du Nord.
Symbole. Un cargo, chargé de 3 millions de paquets de nouilles instantanées, a appareillé d'Incheon, non loin de Séoul, tandis qu'un autre navire, avec à son bord 5 000 tonnes de riz (de quoi nourrir 325 000 Nord-Coréens durant un mois), a quitté le port de Kunsan. Cette aide résulte d'un accord intercoréen conclu en septembre, au gré duquel les deux pays se sont engagés à autoriser de nouvelles réunions de familles séparées par la guerre de Corée (1950-1953). L'une de ces réunions débutera demain.
Ces 5 000 tonnes de riz ont pour l'heure une valeur de symbole. On est loin des 500 000 tonnes livrées par Séoul en 2007. «Mais l'important, explique Chang-hoon Lee, politologue expert des relations intercoréennes, n'est pas le volume de l'aide, mais le fait que Pyongyang l'ait acceptée.» Selon les médias sud-coréens, la délivrance de cette aide et son acceptation par Pyongyang sont le signe d'une




