En raflant 20 millions de voix à la présidentielle brésilienne, le 3 octobre, Marina Silva, 52 ans, candidate du Parti vert (PV), a privé d’une victoire dès le premier tour la dauphine et ex-chef de cabinet de Lula, Dilma Rousseff. Ministre de l’Environnement de Lula de 2003 à 2008 et transfuge du Parti des travailleurs (PT), qu’elle a quitté après vingt-quatre ans, l’écologiste a choisi la neutralité pour le second tour qui opposera ce dimanche «Dilma», du PT, à José Serra, du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB). Elle revient sur sa décision, ses convictions religieuses - elle est évangéliste - et la troisième voie qu’elle veut construire.
Qu’est-ce qui vous distingue des deux principales forces politiques du pays, le PT de Lula et le PSDB ?
Une nouvelle façon de faire de la politique. Ma performance électorale montre que la société cherche une troisième voie, qu’elle ne veut pas rester l’otage des vieux paradigmes de la gauche et de la droite ou de la polarisation entre PT et PSDB. Au lieu de la confrontation politique, nous défendons le dialogue, par-delà les différences, autour des questions stratégiques comme l’éducation ou le développement durable.
Comment faire de la politique autrement au Brésil ? Il y a 22 partis au Parlement. Clientélistes pour la plupart, ils monnaient leur soutien. Ni Lula ni son prédécesseur n’y ont remédié.
Dans cette campagne, nous avons montré la voie en nous alliant aux forces vives de la société -




