Après une semaine de révélations sulfureuses sur la mineure «Ruby» et les fêtes privées de Silvio Berlusconi dans ses villas de Lombardie et de Sardaigne, le président de la Chambre des députés, Gianfranco Fini, a fragilisé un peu plus, hier, le chef du gouvernement italien en l'invitant à démissionner. A l'occasion de la convention de son nouveau parti de «centre droit européen» Futur et liberté pour l'Italie (FLI), le grand rival à droite de Berlusconi a exigé hier que ce dernier tourne la page et s'engage, deux ans après leur victoire électorale, dans une nouvelle phase : «Il doit prendre la décision de remettre sa démission et dire que la crise de gouvernement est de facto ouverte. Il faut rediscuter l'ordre du jour et le programme, vérifier la nature de la coalition et la composition du gouvernement.» Et de menacer : «Sinon, les ministres [de FLI, ndlr] quitteront le gouvernement»… pour se diriger vers un soutien sans participation au Parlement.
«Décadence». Le discours prononcé hier marque une nouvelle étape dans l'escalade entre les deux alliés qui dure depuis plusieurs mois. Critiquant le manque de démocratie interne et se retrouvant marginalisé au sein du parti du Peuple de la Liberté (Pdl), Gianfranco Fini est entré en dissidence au printemps puis a été poussé vers la sortie. Depuis, il n'a cessé de se livrer à une critique en règle de l'exécutif tout en votant, le mois dernier, un programme de relance en cinq points de l'




