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Libération

La Guinée ensanglantée par la présidentielle

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Elections. L’annonce de la victoire d’Alpha Condé, lundi soir, a fait suite à une journée de violences.

Alpha Condé lors d'un meeting au Palais présidentiel à Conakry, le 6 novembre 2010 (AFP Issouf Sanogo)
Publié le 16/11/2010 à 0h00

V comme victoire et violences. Hier soir, Alpha Condé, l’opposant historique est sorti vainqueur, à 72 ans, des élections du second tour de la présidentielle guinéenne. L’annonce officielle a été immédiatement suivie de coups de feu, entendus dans plusieurs quartiers de Conakry où des violences meurtrières avaient déjà éclaté au cours de la journée.

Une grande tension avait précédé la nouvelle, les deux candidats en lice ayant revendiqué la victoire. Le candidat malinké Alpha Condé avait annoncé dans la matinée : «Moi, je sais que j'ai gagné», provoquant la colère des partisans de son rival, Cellou Dalein Diallo. Des jeunes ont monté des barricades dans plusieurs quartiers de Conakry. Quatre d'entre eux sont morts dans des affrontements avec les forces de l'ordre.

Dans l'après-midi, c'était au tour de Cellou Dalein Diallo, 58 ans, d'origine peule, ancien cadre de la Banque centrale et ex-Premier ministre, de se déclarer «vainqueur», affirmant se baser sur ses propres calculs, «purgés de fraudes». Il avait demandé un report de l'annonce des résultats, pour donner le temps à la Commission nationale électorale indépendante (Ceni) d'examiner ses nombreuses plaintes pour fraudes. Mais le général malien Siaka Sangaré, président de la Ceni, a respecté, comme il l'avait promis, les délais légaux, annonçant les résultats du dépouillement tard dans la soirée, avant examen des recours.

La question des fraudes est au cœur de cette première élection libre depuis l

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