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Libération

Le timide examen de conscience de Tsahal

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Deux ans après «Plomb durci», l’armée israélienne juge ses soldats accusés de crimes de guerre.

Un réserviste de Tsahal à l'entraînement. (Reuters)
Publié le 18/11/2010 à 0h00

Après s'être réfugiée pendant deux ans derrière le slogan de «l'armée la plus morale du monde», Tsahal commence à s'attaquer aux accusations de crimes de guerre qui pèsent sur elle pour sa conduite lors de la guerre à Gaza. Dès la fin de l'opération «Plomb durci», à l'hiver 2008-2009, des organisations de défense des droits de l'homme israéliennes et internationales avaient accusé l'armée d'avoir agi au mépris de la vie des civils palestiniens, d'avoir fait un usage disproportionné de la force et d'être responsable de destructions massives et de vandalisme. Des accusations reprises, en septembre 2009, dans le rapport Goldstone, commissionné par l'ONU, qui exigeait d'Israël et du Hamas des enquêtes crédibles sur les crimes de guerre. L'opération militaire contre le Hamas avait fait 1 400 morts, dont la moitié de civils.

Les enquêtes et procès se sont multipliés récemment, après des mois de dénégations au cours desquels la justice militaire israélienne s'était contentée de condamner un soldat à quelques mois de prison pour le vol d'une carte de crédit à un Palestinien. Début octobre, un tribunal militaire a reconnu deux soldats coupables de s'être servis d'un enfant palestinien de 9 ans comme «bouclier humain», en l'obligeant à examiner des sacs au contenu suspect. Ils risquent une peine de trois ans de prison lors du verdict, qui doit être prononcé en décembre. En juillet, c'est un tireur d'élite qui a été accusé d'homicide par le procureur militaire : il aur

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