C’est l’incendie le plus ravageur de l’histoire d’Israël : une quarantaine de morts, au moins 15 000 personnes évacuées, plus de 2 000 hectares de forêts partis en fumée dans le parc national du mont Carmel, près de Haïfa. Le feu, qui s’est déclaré jeudi matin, apparemment dans une décharge, n’était toujours pas complètement maîtrisé vendredi soir.
Au moins 41 personnes à bord d'un autobus ont péri dans les flammes jeudi, la plupart étant des gardiens de prison appelés en renfort pour évacuer les détenus d'un pénitencier menacé par l'incendie. Selon des témoins, le conducteur s'est retrouvé coincé par une «montagne de feu», au détour d'une route escarpée des hauteurs de Haïfa, et n'a pas réussi à faire demi-tour. Le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a décrété un «deuil national», tandis que l'armée et une partie des réservistes ont été mobilisées.
Inertie. Les vents importants et la sécheresse exceptionnelle pour la saison - toute la région connaît des températures estivales et une absence totale de précipitations depuis plus d'un mois - n'expliquent qu'en partie l'incapacité des autorités israéliennes à maîtriser la situation. Les carences de la lutte anti-incendie sont unanimement pointées du doigt. Israël ne dispose d'aucun bombardier d'eau et ne compte que 1 500 pompiers, cinq fois moins par habitant que la plupart des pays occidentaux. Le nombre de véhicules est insuffisant. Les services de pompiers sont mal coordonnés en raison de




