Plus de doute : entre Moscou et Varsovie, c'est le dégel. Le président russe, Dmitri Medvedev, est arrivé hier pour une visite officielle de deux jours en Pologne au cours de laquelle la signature d'accords bilatéraux prend le pas sur les vieilles querelles du passé. Lors de cette visite, la première d'un chef d'Etat russe en près de neuf ans, on parlera donc des questions qui fâchent ou ont fâché mais pas seulement d'elles. Avant de poser le pied sur le sol polonais, Medvedev l'a fait savoir par la presse : «Il est important d'essayer de séparer l'histoire, quelle qu'elle soit, du présent. Sinon, nous serons toujours otages du passé.»
Moscou a fait en sorte de déblayer le terrain. Dans une déclaration sans précédent, la Douma russe a récemment admis la responsabilité de Staline dans le massacre de 22 000 officiers polonais en 1940 à Katyn. «C'est Staline et sa clique qui sont responsables de ce crime. Les documents le confirment. Les tentatives de remettre en question la crédibilité de ces documents ne sont tout simplement pas sérieuses», a martelé Medvedev dans cette interview à la presse polonaise. En point d'orgue, le président russe remettra l'Ordre de l'amitié au cinéaste polonais Andrzej Wajda, auteur du film Katyn, un long-métrage à la mémoire de son père, victime de ce massacre.
Le dossier Katyn a longtemps empoisonné les relations entre les deux pays. Les premiers signes de décrispation sont intervenus avec la visite du Premier ministre, Vl




