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Interview

«Pour faire condamner Assange, il faut prouver sa mauvaise foi»

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Floyd Abrams, avocat du «New York Times» dans l’affaire des «papiers du Pentagone» en 1971, revient sur l’offensive de Washington contre WikiLeaks :

ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 07/12/2010 à 0h00

La traque est mondiale, policière, judiciaire et informatique. Le site WikiLeaks, qui a provoqué l’indignation de Washington en publiant depuis une semaine une nouvelle avalanche de 250 000 documents confidentiels, révélant cette fois-ci les dessous de la diplomatie américaine, est maintenant sous le feu d’une riposte tous azimuts.

Selon son avocat londonien Mark Stephens, le site est soumis a des attaques informatiques si violentes qu'elles émanent «probablement» d'un Etat, lançant des «millions de requêtes fantômes par seconde» pour bloquer le site. WikiLeaks a dû se réfugier en Suisse, sous le nouveau nom de domaine wikileaks.ch, pour échapper à ces attaques. Deux géants du Web, Amazon et PayPal (le premier hébergeait WikiLeaks, le second lui permettait de recueillir des dons en ligne) ont rompu leurs liens avec le nouveau paria d'Internet. A Paris, le ministre chargé de l'Economie numérique, Eric Besson, s'est enquis des moyens à sa portée pour que le site «ne soit plus hébergé en France».

WikiLeaks a dû faire appel ce week-end à ses fans, qui restent nombreux et ont déjà créé plusieurs centaines de sites miroirs permettant de continuer à accéder à ses documents. Julian Assange, le patron de WikiLeaks, continue, lui, d'être recherché par Interpol, pour des faits qui n'ont rien à voir mais tombent particulièrement à propos : il est accusé de relations sexuelles qui n'auraient pas été totalement consensuelles avec deux jeunes Suédoises. Assange se

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