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Libération
Critique

Espions. Le renseignement sort du secret

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Publié le 11/12/2010 à 0h00

A l'heure de WikiLeaks et de la plus grande fuite de renseignements de l'histoire, l'ouvrage collectif Dans les archives inédites des services secrets prend une dimension particulière, celle d'une exploration historique avec le parfum suranné d'une littérature d'un siècle passé. De 1870 aux années 1980, Bruno Fuligni et une quarantaine d'auteurs, nous entraînent dans les coulisses de l'histoire.

Pendant plus de deux ans, les auteurs, dont Benjamin Stora, Jean-Pierre Rioux, Serge Berstein, Gérard Chaliand, Jean Lacouture, Pierre Assouline et bien d’autres ont exhumé et analysé des kilomètres d’archives françaises. Grâce aux rapports de préfecture ou des services de renseignements, cette somme ressuscite, entre autres, le capitaine Dreyfus, avec une photographie de sa dégradation en janvier 1895 à l’Ecole militaire, véritable mise à mort symbolique, et le cliché de la case de l’officier juif dégradé et exilé sur l’île du Diable. On découvre également comment Alfred Nobel fut suspecté d’espionnage économique. Comment la tour Eiffel fut sauvée d’une démolition, promise en 1909, parce qu’utile pour les transmissions radiotélégraphiques : d’où son surnom de l’époque, «la grande bavarde».

Mata Hari et Mistinguett ont aussi le beau rôle. Comme Joséphine Baker, qui se met à la disposition des services français dès 1941, et obtient la Légion d’honneur en 1956.

Le livre s’achève sur l’affaire Farewell, dans les années 80, célèbre saga d’espionnage à la John Le Carré : elle signe

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