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Le périlleux accord d’Obama

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Contraint de composer avec les républicains depuis les midterms et afin d’améliorer son image pour 2012, le Président présente un paquet fiscal qui fâche l’aile gauche démocrate.

ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 14/12/2010 à 0h00

Si tout se déroule comme l'espèrent les conseillers de la Maison Blanche, les jours qui viennent permettront… la réélection de Barack Obama. La présidentielle n'est prévue qu'en novembre 2012, mais elle obsède déjà Washington, et l'important «accord fiscal», soumis cette semaine à l'examen du Congrès, en fixera le cadre. Négocié avec les républicains, ce compromis a fait apparaître un Obama nouveau, champion non plus de «l'espoir» et du «changement»,mais du compromis et de la conciliation «bipartisane». «A dire vrai, ce n'est pas la première fois que Barack Obama essaie d'être bipartisan, rappelle Jesse Rhodes, professeur de sciences politiques à l'université du Massachusetts. Même durant sa campagne de 2008, une partie de son pouvoir de séduction venait de sa promesse de transcender les divisions partisanes. Mais jusqu'à présent, tous ses efforts pour tendre la main aux républicains avaient été déjoués.»

«Image». Cet accord, qui pourrait être adopté dès aujourd'hui au Sénat, avant de passer à la Chambre des représentants, prévoit des allégements fiscaux et une extension des allocations chômage pour un montant total de près de 900 milliards de dollars (un peu moins de 673 milliards d'euros). Sans le dire ouvertement, c'est donc un nouveau plan de relance, encore plus ample que le premier programme de 787 milliards de dollars que le Président avait fait voter dès son arrivée à la Maison Blanche, début 2009. Si ce plan permet

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