Après dix-sept ans de polémiques et de bataille politique, l'Amérique a mis fin ce week-end à la politique discriminatoire envers les homosexuels dans l'armée. Dans un vote qualifié d'«historique», le Sénat, par 65 voix contre 31, a voté l'abrogation de la loi Don't ask, don't tell («ne rien demander, ne rien dire»), en vigueur depuis 1993, et qui contraignait gays et lesbiennes à dissimuler leur orientation sexuelle, sous peine d'être renvoyés. La Chambre des représentants avait adopté la même position mercredi.
Le vote représente une victoire personnelle pour Barack Obama. Le Président avait fait de l'abolition de Don't ask, don't tell l'une de ses promesses de campagne en 2008 et devrait promulguer la nouvelle loi cette semaine, selon la Maison Blanche. «Le Sénat a accompli un pas historique vers la fin d'une politique qui porte atteinte à notre sécurité nationale tout en violant les idéaux que défendent les hommes et les femmes en uniforme», a réagi Obama.
Le vote du Congrès a surpris beaucoup de monde à Washington. Depuis des semaines, les démocrates, qui perdront leur majorité le 1er janvier à la Chambre des représentants, tentaient d'imposer un vote sur Don't ask, don't tell. Mais, la semaine dernière, les républicains avaient bloqué toutes les procédures en prétextant que le texte faisait partie d'une législation plus globale sur le budget du ministère de la Défense. Finalement, les élus soutenant l'abrog




