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Analyse

A Minsk, Loukachenko conserve son trône avec le soutien du Kremlin

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Publié le 27/12/2010 à 0h00

Alexandre Loukachenko, le maître de la Biélorussie qui vient de s’octroyer un quatrième mandat de président, n’est plus seul. Six jours après le scrutin, marqué par des violences et des centaines d’arrestations d’opposants, le Kremlin l’a félicité de cette nouvelle victoire.

Est-ce le retour de Minsk dans le giron russe ?

Ces derniers mois les relations entre les deux pays ont été exécrables. Les télés russes s’étaient déchaînées contre le «petit père» de Minsk. On disait le Kremlin à la recherche d’un contre-candidat. Mais dix jours avant le scrutin, le président biélorusse a fait une visite à Moscou couronnée de succès. Il reste certes des nuages, car Loukachenko hésite à confier ses gazoducs et ses raffineries à la Russie tout en continuant à profiter des hydrocarbures bon marché. Refusant d’être considéré comme un vassal du Kremlin, le président biélorusse n’a pas reconnu l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, les deux territoires géorgiens reconnus par Moscou après la guerre de 2008. La Russie a augmenté ses tarifs de gaz et de pétrole mais n’a pas complètement coupé cette subvention car Loukachenko, tout excentrique qu’il est, reste plus acceptable que n’importe quel démocrate issu d’une révolution orange à l’ukrainienne. Moscou continuera donc à soutenir et à critiquer du bout des lèvres.

Est-ce un revers pour les Occidentaux ?

Les Occidentaux sont à court de stratégie face à Minsk. Ils ont tout essayé. Le bâton d’abord : d

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