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Récit

Les nuits suédoises de Julian Assange

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Les dépositions d’Anna Ardin et de Melle W éclairent les conditions des agressions sexuelles imputées au fondateur de WikiLeaks.

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange. (© AFP Carl Court)
Publié le 27/12/2010 à 0h00

Elles sont les grandes accusatrices de Julian Assange, 39 ans, inculpé de viol, agression sexuelle et coercition. Mademoiselle A et Mademoiselle W avaient attendu plusieurs jours pour porter plainte, ce qui avait alimenté sur la Toile les rumeurs les plus folles, pour beaucoup nourries par le fondateur de WikiLeaks en personne : les deux Suédoises ont été recrutées par la CIA, pour le déstabiliser ; l’une des deux plaignantes a un frère engagé en Afghanistan. A moins qu’elles ne cherchent à s’enrichir. Ou bien qu’elles souhaitent se venger d’un homme qui les aurait déçues, voire des hommes en général car elles seraient des féministes fondamentalistes. Désormais, on en sait un peu plus sur elles.

«En parler». Diplômée de l'université d'Uppsala, Anna Ardin, 31 ans, se présente sur son blog comme une «politologue, communicante, entrepreneur et écrivain free-lance avec des connaissances particulières sur la foi et la politique, les questions d'égalité, le féminisme et l'Amérique latine». Elle a consacré son mémoire universitaire à Cuba et vit actuellement dans une mission œcuménique en Cisjordanie. Si elle est longtemps restée silencieuse sur l'affaire Assange, n'accordant aucune interview et n'y faisant aucune référence sur son blog, elle écrit le 17 décembre qu'elle «fait une pause» mais qu'elle s'exprimera bientôt sur le site Prataomdet.se. Créé en décembre, ce forum («Prata om det» signifie «en parler») rassemble les témoignages, publiés dep

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