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Karachi: la justice bute sur 28 notes de la DGSE

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La Commission consultative du secret de la défense nationale a examiné 54 documents des services secrets relatifs à l’attentat. Selon elle, seuls 26 peuvent être déclassifiés.

Publié le 30/12/2010 à 14h59, mis à jour le 30/12/2010 à 15h48

Le juge Marc Trévidic chargé de l'instruction sur l'attentat de Karachi ne pourra pas, selon toute vraisemblance, prendre connaissance de 28 documents des services secrets de la DGSE intéressant pourtant son enquête. Dans l'édition de ce matin du Journal Officiel, la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) indique qu'elle a examiné 54 documents de la DGSE relatifs à l'attentat de Karachi. Selon elle: 26 peuvent être déclassifiés, et 28 ne doivent pas l'être.

Conformément à la procédure, l’étude de ces notes lui a été demandée par le ministre de la Défense, Alain Juppé, sur la base d’une lettre motivée du juge Trévidic, datée du 22 novembre dernier. Au regard des textes, la CCSDN rend un avis consultatif, qui n’oblige en rien les ministres concernés, même si dans la grande majorité des cas le gouvernement se conforme à sa délibération. En théorie, la loi permet aux ministres de passer outre l’avis de la CCSDN et de transmettre l’intégralité des documents pertinents.

Dans le dossier Karachi cependant, ces derniers mois, plusieurs ministres ont pris l’engagement public de déclassifier tous les documents susceptibles d’aider la justice à comprendre les ressorts de l’attentat de Karachi du 8 mai 2002, où onze salariés de la Direction des constructions navales (DCN) ont péri. En particulier Michèle Allio

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