Les élus du Tea Party sont maintenant à Washington. Le 112e Congrès américain, élu le 2 novembre, a fait sa rentrée hier dans une ambiance chargée de symboles. Parmi les 87 nouveaux élus républicains qui ont permis au Grand Old Party de reprendre la majorité à la Chambre des représentants, une cinquantaine ont été portés par la vague Tea Party, qui proteste contre les excès du pouvoir fédéral et promet de «changer Washington».
Les toutes premières journées de ce 112e Congrès leur sont dédiées : aujourd'hui, pour la première fois dans l'histoire du Congrès, la Constitution sera lue in extenso, amendements inclus, les députés se relayant pour savourer l'exercice. Une nouvelle règle de fonctionnement, que la Chambre devait adopter hier, obligera aussi à préciser dans chaque loi l'article de la Constitution autorisant à légiférer sur ce sujet.
Mercredi prochain, la Chambre compte voter l'abrogation de la réforme de la santé qu'Obama a fait adopter, comme le réclamait le Tea Party. «Ce ne sont pas seulement des mesures symboliques, assure Joe Walsh, nouvel élu républicain de l'Illinois et ardent représentant du Tea Party. Car nous ne comptons pas nous arrêter là. Nous avons aussi été élus pour réduire les dépenses budgétaires. Je serais satisfait si, dans un premier temps, nous […] commencions à discuter des programmes de sécurité sociale et de Medicare [l'assurance santé des retraités, ndlr].»
Pour commencer, le parti républicain a p




