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Libération

Les Egyptiens multiplient les appels à la tolérance

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Noël copte . Après les attentats antichrétiens, la société civile prône la réconciliation interconfessionnelle.

Publié le 07/01/2011 à 0h00

Dans les rues du Caire, de grands panneaux, croix et croissants enlacés. Un slogan : «Egyptiens, coptes et musulmans, unis contre le terrorisme.» A la télévision, des chants patriotiques. Et un appel : «Exprime ta colère… mais maîtrise-la !» Sur les médias publics égyptiens, les messages d'apaisement se sont multipliés, à la veille de ce matin de Noël copte.

Alors que les chrétiens s'apprêtaient à se rassembler, la nuit dernière, dans des églises en état de siège pour célébrer la Nativité orthodoxe, le débat sur les relations entre coptes et musulmans semble désormais ouvert en Egypte. Pas un jour ne passe sans que des voix appellent l'Etat à reconnaître le malaise confessionnel, au-delà de l'attentat d'Alexandrie. «Il faut choisir : régler les problèmes ou attendre sans rien faire que l'Egypte s'effondre», écrivait hier le journal indépendant Al-Chourouk.

Hossam Bahgat, musulman et membre du Comité national contre les violences confessionnelles, fondé dans l'émotion de l'attaque contre une église à Naga Hamadi il y a un an jour pour jour, s'avoue dubitatif : «Il y a trois types de personnes dans les cercles du pouvoir : ceux qui nient le problème, ceux qui pensent qu'il est exagéré, et ceux qui l'admettent mais jugent que c'est aux services de sécurité de le gérer…» Il y a un an, rappelle-t-il, son comité a proposé des mesures pour apaiser les tensions, de la tenue d'un procès contre les agresseurs, à la réforme des programmes scol

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