«Je n'ai pas eu de rapports sexuels avec lui.» Au centre du scandale sur les présumées soirées érotiques de Silvio Berlusconi, la jeune marocaine Ruby, qui n'a fêté ses 18 ans qu'à l'automne, continue d'affirmer publiquement que ses rapports avec le Cavaliere étaient empreints de la plus ferme chasteté et de la plus profonde amitié. Reste que depuis l'annonce, vendredi, de l'ouverture d'une enquête contre le chef du gouvernement pour concussion et prostitution de mineure, l'affaire s'est singulièrement compliquée pour le président du Conseil.
La procureure milanaise Ilda Boccassini, qui le piste depuis quinze ans pour toutes sortes d’affaires (corruption, fraude fiscale…), aurait en effet accumulé des éléments à charge, utilisant - selon les partisans de Berlusconi - un arsenal policier réservé généralement aux plus grands malfrats de la mafia. Toujours est-il qu’un dossier de 300 pages est déjà arrivé à la commission parlementaire qui délivre les autorisations d’enquêter. Le parquet souhaite pouvoir perquisitionner les bureaux du trésorier personnel de Berlusconi, Giuseppe Pinelli, qui aurait été chargé de rémunérer toutes les filles participant aux fêtes du milliardaire.
En attendant, la presse multiplie les révélations. La Repubblica, quotidien de centre gauche, croit savoir que Ruby aurait confié, dans une conversation téléphonique, avoir couché avec Silvio Berlusconi. D'autres journaux évoquent des photos et des vidéos explicites ainsi que la salle du «b




