Menu
Libération

Week-end noir en province

Réservé aux abonnés

Des dizaines de victimes dans le centre et l’ouest.

Publié le 17/01/2011 à 0h00

Dans le reste du pays, une série d’exactions et de tirs ont semé la panique et fait de nombreuses victimes ce week-end. L’événement le plus meurtrier a eu lieu samedi à Monastir, dans le centre-est de la Tunisie. A la suite d’une attaque près de la prison, un détenu a mis le feu à un matelas dans un dortoir hébergeant près de 90 détenus. Au moins 42 prisonniers ont péri dans l’incendie.

A Messadine, dans la même région, une vingtaine de femmes ont été blessées par des éléments incontrôlés habillés en policiers. Au préalable, ils avaient répandu la rumeur d’une fausse libération de prisonniers. Plus au sud, à Mahdia, l’attaque du centre de détention a fait trois blessés, selon le directeur de l’hôpital de la ville, Radhouane Harbi, qui a évoqué la possibilité de morts dans le bâtiment. Des tentatives d’assauts à Kasserine, dans l’ouest, ont été signalées à l’AFP.

C'est dans ce climat de violence que les autorités ont procédé à l'arrestation de plusieurs membres de l'ancien régime suspectés d'être à l'origine de cette campagne de terreur. Ainsi, le neveu de Ben Ali, Kaïs ben Ali, a été pris en flagrant délit dans la nuit de samedi à dimanche. Il a été interpellé par l'armée à Msaken (centre) avec dix autres personnes qui «tiraient en tous sens» à bord de trois véhicules de police roulant à vive allure.

Alors qu’il tentait de s’enfuir en Libye, l’ex-directeur général de la sécurité présidentielle, le général Ali Sériati, a été arrêté par les forces de sécurité à Ben Guerd

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique