De prime abord, le coup peut paraître sévère pour Mahmoud Abbas, alias Abou Mazen, le président de l'Autorité palestinienne. Les révélations d'Al-Jezira, qui témoignent que les responsables palestiniens étaient prêts à accorder à Israël des concessions territoriales importantes sur Jérusalem-Est, le surprennent en flagrant délit de mensonge. «Le fait que Jérusalem-Est soit la capitale de l'Etat palestinien est indiscutable et ne laisse place à aucun compromis», déclarait-il encore le 12 janvier devant une académie militaire palestinienne. «Tout marchandage sur ce sujet est inadmissible», même si en échange Israël retirait ses troupes de Cisjordanie, ajoutait-il.
Les documents confidentiels sur ce qu'il faut bien appeler ses compromissions devraient donc le placer en situation difficile face, cela va de soi, au Hamas - qui a parlé «de tentatives de liquidation de la cause palestinienne» -, mais aussi d'une partie de la population qui n'adhère pas aux positions du mouvement islamiste.
Leitmotiv. En fait, même si l'ampleur des concessions a pu surprendre, le coup qui lui est porté n'est pas si rude. D'une part, la population palestinienne est largement désabusée et n'apporte déjà plus aucun crédit à la direction palestinienne, à l'exception peut-être du Premier ministre, Salam Fayyad. D'autre part, les révélations n'ont probablement rien appris à une majorité de Palestiniens. «On le savait déjà !» est le leitmotiv de nombre d'e




