Entre gaffes policières et tensions judiciaires, les Grecs suivent mi-indignés mi-amusés les dernières péripéties de la lutte antiterroriste. Alors qu’une fuite, officielle mais erronée, sur l’appartenance au groupe terroriste RAF de la mère d’une jeune Allemande interpellée récemment à Athènes conduisait les médias qui l’avaient relayée à des mea culpa, l’ouverture, le 17 janvier, du premier procès des jeunes néo-anarchistes de la «Conspiration des cellules de feu» a révélé une fois encore les embûches des procédures d’exception et des mesures de sécurité qui les entourent.
Ce groupe a notamment signé l’envoi de colis piégés à des ambassades étrangères et des dirigeants européens. Le système s’est grippé dès la deuxième audience, hier, après la décision des accusés de se retirer pour protester contre les contrôles d’identité à l’entrée, obligeant la juge, sur fond de violents incidents dans le prétoire, à ajourner la séance. Ils ont aussi récusé leurs avocats et annoncé une grève de la faim, alors que le mouvement de soutien dans le public tournait au pugilat avec les forces de l’ordre, au sein de la salle spécialement aménagée dans la prison de Korydallos.
Les 9 prévenus - 4 sont jugés par défaut - doivent notamment répondre de possession d’armes à feu, d’attentats contre des bureaux de personnalités politiques et d’appartenance à une organisation terroriste, et risquent de dix à vingt-cinq ans de prison. Les avocats, dont certains sont des vétérans des différents procès du




