Même battu aux dernières élections, Barack Obama promet encore la Lune aux Américains. Dans son discours annuel sur l'état de l'Union, prononcé mardi soir devant le Congrès, le Président a parlé d'un nouveau «moment Spoutnik» pour l'Amérique. Comme en 1957, quand l'URSS avait envoyé son premier satellite dans l'espace, les Etats-Unis doivent se «réinventer» et «lancer une nouvelle vague d'innovations», comparable à celle qui leur avait permis, en 1969, de faire les premiers pas sur la Lune, a exhorté Obama.
Rassembleur. Ce discours consacre «l'Obama 2», s'accordaient hier les analystes. Comme il le doit depuis que les démocrates ont perdu leur majorité à la Chambre des représentants, en novembre, le Président se pose plus que jamais en rassembleur, ou leader de la grande «famille américaine». Une position essentiellement perceptible par les sujets non abordés dans son discours. Très attendu sur les armes à feu, moins de trois semaines après la tuerie très médiatisée de Tucson (Arizona), le président américain n'a pas dit un seul mot de la nécessité de limiter leur circulation. Le sujet est trop controversé et aurait aussitôt divisé la «famille» qu'il se propose de réconcilier.
De même, l'hôte de la Maison Blanche n'a plus évoqué son engagement à limiter les émissions de gaz à effet de serre, qui fait toujours éructer les républicains. Il a préféré fixer un objectif très général de développement des «éne




