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Libération

Obama joue les équilibristes

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La Maison Blanche tient à son allié égyptien mais dénonce les atteintes à la liberté d’expression.

ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 27/01/2011 à 0h00

Les manifestations en Egypte mettent aussi la diplomatie américaine sur des charbons ardents. Mardi soir, dans son discours solennel sur l'état de l'Union, Barack Obama a semblé prendre le parti de la révolution, en saluant la toute récente victoire du peuple tunisien sur son «dictateur». «Soyons clairs : les Etats-Unis d'Amérique sont aux côtés du peuple tunisien, et soutiennent les aspirations démocratiques de tous les peuples», a lancé le président américain. De son côté, hier, Hillary Clinton a appelé les autorités égyptiennes à respecter la liberté de réunion et de communication. «Nous soutenons les droits universels du peuple égyptien, notamment la liberté d'expression, d'association et de rassemblement, a lancé la secrétaire d'Etat. Nous appelons les autorités égyptiennes à ne pas empêcher les manifestations pacifiques, et à ne pas bloquer les communications, particulièrement celles des réseaux sociaux.» Sous la pression de la rue égyptienne, la diplomatie américaine semble là s'entraîner au grand écart. La veille encore, la même Hillary Clinton avait déclaré : «Nous estimons que le gouvernement égyptien est stable et cherche à répondre aux besoins et intérêts légitimes du peuple égyptien.»

A l'évidence, Washington cherche encore à préserver ses cartes face à une situation jugée «critique». L'Egypte est un allié autrement plus important que la Tunisie pour les Etats-Unis, notamment pour la relation avec Israël, et W

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