Même si les responsables palestiniens de Ramallah évitent de se prononcer sur les événements égyptiens, ils ont du mal à cacher leur embarras. Peut-être autant qu’Israël, l’Autorité palestinienne a en effet beaucoup à perdre d’un changement de régime au Caire.
Le gouvernement égyptien est l’un des principaux soutiens régionaux du président palestinien, Mahmoud Abbas. Il joue un rôle important d’intermédiaire dans les négociations de paix avec l’Etat hébreu et dans les tentatives de réconciliation avec le Hamas. Moubarak et Abbas sont en outre considérés comme proches. Le président palestinien, qui est familier des voyages au Caire, y était encore la semaine dernière pour s’entretenir avec son homologue égyptien.
Groupe Facebook. L'Autorité palestinienne, souvent accusée d'autoritarisme, craint aussi la contagion des revendications égyptiennes. Les répercussions en Cisjordanie sont pour le moment limitées : les rares manifestations organisées à Ramallah, regroupant seulement quelques dizaines de personnes, ont été rapidement dispersées par la police. Un groupe Facebook a bien été créé, appelant à des manifestations demain, mais il ne compte que quelques centaines de membres.
Officiellement, les responsables palestiniens se veulent rassurants. «Le problème est complètement différent en Palestine, où le vrai dictateur est Israël. Les injustices, le manque de liberté, la misère, sont causés par Israël. Les pouvoirs de l'Autorité palestinienne, qui est financée




