Certains ont des lits de camp, d'autres des matelas gonflables. Tous les soirs de session de la Chambre des représentants, vers 21 heures, les bureaux d'une cinquantaine d'élus se transforment en chambres à coucher. «Comme ça, je suis plus concentré sur mon travail, explique Joe Walsh, un nouvel élu Tea Party, le mouvement populiste qui a revigoré le Parti républicain. Washington est une ville chère, j'économise ainsi la location d'un appartement. Et puis, je veux être le plus possible dans ma circonscription, auprès des électeurs.» Quelques portes plus loin, Paul Gosar, également du Tea Party, déploie tous les soirs un matelas gonflable pour s'assoupir dans son bureau. «J'ai toujours été un drogué de travail, avoue ce dentiste qui, à 52 ans, s'est reconverti en homme politique. Dormir ici me permet de gagner du temps, et bien sûr aussi de l'argent.» Brosses à dents et rasoirs sont cachés dans les petits cabinets de toilette alloués à chaque député. Chemises et cravates sont pendues entre livres, classeurs et dossiers de la circonscription. Pour la douche, les élus doivent aller jusqu'au gymnase du congrès, mais c'est une excellente occasion de faire un peu d'exercice, expliquent-ils.
«Mr Smith au Sénat»
L'arrivée des élus Tea Party a donné un petit coup de fouet à la vie politique dans la capitale américaine. Sur les 87 nouveaux élus républicains qui ont permis au Grand Old Party de reprendre la majorité à la Chambre aux dernières élections de novembre, au mo




