Journalistes ou humanitaires, ils ont ceci de commun d'être étrangers et dans le collimateur des pro-Moubarak qui les pourchassaient hier jusque dans leurs hôtels de la capitale égyptienne. Hier, un journaliste suédois a été «grièvement blessé» à coups de couteau, a annoncé dans la soirée la chaîne de télévision qui l'emploie. Il a été hospitalisé au Caire.
Depuis jeudi, le nombre de ces agressions n'a cessé d'augmenter. Un étranger aurait même été battu à mort, hier, place Tahrir, selon des témoins cités par l'AFP, sans pouvoir préciser s'il s'agissait d'un journaliste ni quelle était sa nationalité. Ce vent de violence a pris une telle ampleur que la Maison Blanche a jugé nécessaire de dénoncer une «campagne concertée» contre les médias étrangers.
Hier encore, deux journalistes grecs ont été blessés dans la capitale égyptienne. Le reporter Petros Papaconstantinou a raconté avoir été battu à coups de clubs de golf par des manifestants avant d'être emmené à l'hôpital par des officiers de l'armée. L'envoyé spécial du quotidien belge Le Soir, Serge Dumont, arrêté la veille par des inconnus alors qu'il couvrait une manifestation a finalement été libéré hier soir après avoir été tabassé. Le journaliste avait pu brièvement s'entretenir avec son journal, disant être aux mains de militaires loyaux au président, Hosni Moubarak. Mais l'ambassade de Belgique n'avait pu obtenir aucune information ni sur son sort ni sur les gens le détenant.
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