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Libération

Pour Israël, de l’eau dans le gaz égyptien

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L’explosion d’un pipeline, samedi, fait craindre à l’Etat hébreu une rupture d’approvisionnement.

Publié le 07/02/2011 à 0h00

L’attaque à l’explosif, samedi, contre un terminal gazier dans le Sinaï, qui a interrompu la fourniture de gaz égyptien à la Jordanie et à Israël, avive les craintes israéliennes d’un arrêt possible des livraisons de combustible en raison de l’instabilité politique au Caire. Le gaz naturel égyptien, utilisé principalement pour la production d’électricité, est essentiel pour le marché israélien - il couvre 40% des besoins du pays.

Les Frères musulmans, hostiles à toute normalisation des relations avec Israël, appellent à cesser la fourniture de gaz à l’Etat hébreu, en cours depuis 2005 et un accord commercial annexe au traité de paix de Camp David entre les deux pays. Le scénario catastrophe des Israéliens est que l’installation d’un nouveau régime au Caire, influencé par les islamistes, ne remette tout en question - traité de paix et accord sur les livraisons de gaz.

Ces dernières devraient être interrompues pendant environ une semaine suite à l’explosion qui s’est produite samedi matin dans le nord du Sinaï, provoquant un incendie. Les circonstances de l’incident sont peu claires. C’est apparemment le principal conduit fournissant le gaz à la Jordanie et à la Syrie qui a été touché. La branche secondaire, vers le port israélien d’Ashkelon, au sud de Tel-Aviv, serait intacte, et l’acheminement du gaz vers Israël aurait été interrompu suite à la fermeture des valves du pipeline principal.

«Saboteurs». L'incident a rapidement été qualifié «d'opération terrori

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