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Libération
Critique

Folklore françafricain

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L’Ivoirien Venance Konan dresse un tableau décapant.

Publié le 12/02/2011 à 0h00

Après le Maghreb et le Proche-Orient, l’Afrique noire ? Probable. 2011 est en effet l’année de tous les «dangers» - ou de tous les espoirs -, en tout cas de toutes les élections. Quelque 19 scrutins électoraux, législatifs ou présidentiels, sont programmés qui vont, à coup sûr, agiter ce continent décidément en situation de maltraitance de longue durée. La mascarade qui continue en Côte-d’Ivoire en dit long sur les hypothétiques processus démocratiques encore impensables dans cette partie du monde.

Pour se préparer à saisir ce qui va se passer, on doit lire 50 ans d'indépendance, tu parles ! Chroniques afro-sarcastiques, où Venance Konan, écrivain et journaliste ivoirien, décrit avec son habituelle ironie, les us et coutumes des pays africains passés sous la coupe de la Françafrique après la vague d'indépendances proclamées en 1960. Venance Konan a choisi la chronique courte et pédagogique pour passer en revue les chefs d'Etat successifs de la plupart des pays africains, souvent occis par leurs adversaires politiques, installés puis protégés depuis Paris par les «services» comme on dit, les Foccart et cie (de Gaulle, Pompidou, VGE et Chirac), Papamadi (Mitterrand) et autre Robert Bourgi (Sarkozy). Tout ce qui, comme l'écrit Venance Konan «fait désormais partie du folklore africain». Une somme de portraits de petits et grands «chefs» Blancs et Noirs sans scrupules, renvoyés dos à dos dans leurs manières d'exploiter peuples et richesses. Où l

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