Un ministre plagiaire et une défaite électorale historique à Hambourg ? Angela Merkel n’avait pas besoin de cela pour le coup d’envoi d’une super année électorale. Elle vient de perdre dimanche la majorité à Hambourg que la CDU administrait depuis dix ans avec les Verts. Maintenant, elle joue sa survie politique sur sept scrutins régionaux dont dépendra le contrôle du Bundesrat, la chambre des régions, qui vote 60% des lois fédérales. Pour l’instant, la majorité de droite y jouit encore d’un avantage sur l’opposition de gauche. Mais si Merkel enregistre d’autres défaites, elle sera minoritaire et son destin politique sera scellé. Elle terminera son dernier mandat comme Helmut Kohl et Gerhard Schröder ont achevé le leur. C’est-à-dire à la tête d’un gouvernement paralysé et promis à la défaite.
Plagiat. L'année commence mal, d'autant que la chancelière part au combat avec un état-major très affaibli. Son numéro 2, Guido Westerwelle, chef du parti libéral et ministre des Affaires étrangères, est l'une des personnalités les moins appréciées. Les Allemands rejettent ses idées libérales serinées en temps de crise, ou son clientélisme qui l'a poussé à imposer à Merkel un cadeau d'un milliard d'euros pour le secteur de l'hôtellerie, l'un des principaux soutiens financiers de son parti. En 2009, c'est l'allié libéral qui avait fourni l'apport de troupes nécessaire à l'élection de Merkel grâce à un score historique de 14,6%. Mais aujourd'hui, le FDP est coincé entre 5%




