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Libération

Scènes de guerre dans les rues de Libye

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La révolte s’étend contre le régime de Kadhafi, qui envoie l’armée et ses mercenaires contre les manifestants.

Publié le 22/02/2011 à 0h00

Tombera, tombera pas... Déjà parti, sur le point de partir, partira pas... Alors que le pays a plongé dans la guerre civile, la rumeur sur la chute ou le départ du très excentrique dictateur libyen, Muammar Kadhafi, a fait toute la journée le tour des médias et des chancelleries. «Vous m'avez demandé si le colonel Kadhafi est au Venezuela, je n'ai pas d'information me permettant de dire qu'il y est» mais «j'ai vu des informations qui suggèrent qu'il est en route [pour ce pays]», a déclaré hier aux journalistes le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, en marge d'une réunion européenne à Bruxelles. La rumeur, apparue la première fois dans la nuit de dimanche à lundi sur la BBC, a cependant été démentie par les autorités du Venezuela, l'un des rares pays susceptibles de donner asile au dictateur vieillissant (il a 68 ans) si le besoin s'en faisait sentir.

Défections. Quel que soit le bien-fondé de cette rumeur, le seul à s'exprimer hier au nom des hautes autorités a été le fils de Khadafi, Saïf al-Islam (lire page 5), celui qui était généralement vu comme le successeur possible de son père. L'homme qui, dans la nuit de dimanche à lundi, est apparu pour menacer les Libyens d'un bain de sang, promettant de résister «jusqu'au dernier homme, debout et à la dernière femme debout», est revenu hier soir devant les téléspectateurs pour annoncer la création d'une commission d'enquête sur les violences, présidée par un

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