Combien de temps la diplomatie française va-t-elle continuer de se ridiculiser avec, à sa tête, une ministre des Affaires étrangères en quasi-quarantaine dans le VIIe arrondissement de Paris ? Hier, pour contrecarrer la polémique sur l'amateurisme du gouvernement dans la gestion des révolutions dans le monde arabe, Nicolas Sarkozy a donné de la voix pour dénoncer les violences commises par le dictateur libyen. Enfin. Michèle Alliot-Marie, elle, a salué la politique «courageuse et efficace» du chef de l'Etat. C'est très attentionné, mais c'est surtout grotesque dans la bouche de celle qui précisément est censée la conduire. Ne craignant manifestement pas le ridicule, la ministre des Affaires étrangères précisait hier que les diplomates français avaient toute sa «confiance». Le problème, c'est que les diplomates n'ont plus confiance en elle. Une partie de la majorité non plus d'ailleurs, qui murmure à l'oreille du chef qu'un nouveau remaniement est inéluctable. Avec de vrais «professionnels» cette fois. «On verra dans les jours ou les semaines qui viennent», a répondu Jean-François Copé, le patron de l'UMP. Attendre quoi ? Les cantonales, parce que Nicolas Sarkozy s'est fixé comme règle de ne jamais agir sous la pression ? Grotesque là encore : pourquoi attendre de connaître le sort du canton de Tulle sud pour tenter de redresser l'image désastreuse de la France à l'étranger ? Si MAM doit partir, et avec elle, tant qu'à faire,
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ParPaul Quinio
Publié le 24/02/2011 à 0h00
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