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Libération

La nouvelle diatribe d’un Kadhafi aux abois

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Certaines parties de l’ouest du pays seraient tombées à leur tour aux mains des opposants.

Publié le 25/02/2011 à 0h00

Dans un second discours halluciné après celui de mardi, Muammar al-Kadhafi a une nouvelle fois tenté, hier après-midi, de reprendre la main. Aucune image du dirigeant haineux menaçant son peuple d'un «bain de sang», cette fois, mais une simple allocution téléphonique enregistrée par la voix saccadée du «Guide suprême».

Invisible à l'écran, le colonel semble de plus en plus aux abois. Après l'est du pays et notamment la grande ville de Benghazi «libérée», des informations persistantes rapportées par les réfugiés qui affluent à la frontière entre la Tunisie et la Libye faisaient notamment état de villes de l'ouest désormais tombées «aux mains du peuple» (lire page 3). Les partisans de Kadhafi ne seraient plus désormais concentrés que dans la capitale, Tripoli, où la milice disposerait notamment de 9 000 combattants, ainsi que de chars, d'avions et d'armes lourdes.

«Attaquer le peuple». L'armée régulière a, de son côté, été affectée par nombre de mutineries. «Ils nous ont ordonné d'attaquer le peuple et j'ai refusé, explique ainsi le général Abdel Aziz al-Busta, basé à Al-Baïda (est). «Notre objectif est désormais Tripoli», a aussi affirmé un autre officier à l'AFP. Par ailleurs, de nombreux officiels libyens, comme l'ambassadeur en Jordanie qui a démissionné hier, rejoignant ses homologues en Chine, en Pologne, en Tunisie, à la Ligue arabe ou aux Etats-Unis, continuent de s'éloigner du régime.

Mais le dirigeant libyen, dans son

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