Les défections se sont multipliées au cours des derniers jours chez les diplomates libyens et au sein du régime de Kadhafi. Mais qu’en est-il dans l’armée ? Le «Guide» peut-il encore compter sur son soutien ? Celui-ci paraît de plus en plus hypothétique, comme le montre le ralliement des unités déployées en Cyrénaïque (est du pays) du côté des insurgés. Toutefois, le dirigeant libyen garde certaines cartes maîtresses entre ses mains, notamment celle de la Garde révolutionnaire.
Mirage. Sur le papier, Kadhafi dispose d'une force puissante, avec 76 000 soldats, selon les estimations de l'Institut international pour les études stratégiques (IISS), basé à Londres. L'armée de terre représente à elle seule 50 000 hommes, équipés de plus de 2000 chars, dont plusieurs centaines de fabrication russe (T90 et T62).
Mais dans la répression actuelle, les forces aériennes jouent un rôle prépondérant. Des habitants ont dit avoir été bombardés par des avions, et des informations concordantes évoquent le transport de mercenaires à bord d’hélicoptères. Toujours d’après l’IISS, l’armée de l’air libyenne dispose de 227 avions de combat. Parmi lesquels 12 Mirage F1, vendus par Paris sous la présidence de Georges Pompidou au début des années 70 et qui étaient en cours de remise en état quand les troubles ont commencé. Deux de ces aéronefs se sont posés, il y a quelques jours, sur l’île de Malte, leurs équipages ayant fait défection. Toutefois, l’armée de l’air libyenne est principa




