Lentement mais sûrement, la Côte-d’Ivoire bascule dans la guerre civile. Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies, a appelé hier à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité sur la situation dans ce pays, aux prises avec une crise politique sans précédent, depuis la présidentielle du 28 novembre. A l’ordre du jour : la violation de l’embargo sur les armes en vigueur depuis 2004 contre la Côte-d’Ivoire. Dimanche et hier, selon l’ONU, trois hélicoptères en provenance de Biélorussie devaient être livrés sur l’aéroport de Yamoussoukro, la capitale administrative, située à mi-chemin entre Abidjan et Bouaké, le fief de l’ex-rébellion nordiste. Cet équipement est destiné à soutenir le régime de Laurent Gbagbo, le président sortant, qui refuse de quitter le pouvoir. Fragilisé par les embuscades tendues contre ses Forces de sécurité (FDS), à Abidjan, et par les accrochages qui se déroulent à travers le pays, il tenterait de se renforcer. De même que le camp adverse, les ex-rebelles ayant repris les armes.
A l'automne 2004, lorsque Gbagbo avait tenté de reprendre, par le biais d'une offensive aérienne, la moitié nord du pays (tombée aux mains des rebelles), il avait déjà fait appel à des mercenaires slaves pilotant des MI-24. Des hélicos de combat qui provenaient de Biélorussie, convoyés jusqu'à Abidjan par un marchand d'armes bien connu des services français : Robert Montoya, un ancien gendarme qui fut en poste à l'Elysée sous François Mitterrand. La Biélorussie a dément




