Le conflit en Côte- d’Ivoire est entré dans une nouvelle phase : celle d’une lutte à mort entre le camp du président sortant, Laurent Gbagbo, et celui du président reconnu par la quasi-totalité de la communauté internationale, Alassane Ouattara.
Hier, un palier a été franchi à Abidjan quand des membres des forces de sécurité de Gbagbo ont ouvert le feu à la mitrailleuse lourde sur un rassemblement de femmes dans le quartier d’Abobo. Un bilan provisoire faisait état, hier soir, de sept tuées et d’un nombre indéterminé de blessés, certains dans la bousculade qui a suivi.
D'après une source sécuritaire, les auteurs de la tuerie circulaient à bord d'un 4x4 qui escortait deux ambulances. Des véhicules qui, affirment certains observateurs, serviraient parfois à transporter des armes. Le camp Gbagbo évoque un «accident» : les militaires impliqués craignaient la présence de rebelles infiltrés au milieu de la foule… de femmes.
«Dégage». Depuis plusieurs jours, le camp d'Alassane Ouattara a décidé de jouer une nouvelle carte pour, semble-t-il, pousser Gbagbo à la faute. Hier matin, plusieurs milliers de femmes se sont rassemblées dans différents quartiers d'Abidjan aux cris de «Gbagbo dégage !» ou «On veut pas Gbagbo !» avec pour objectif de converger vers le quartier du Plateau, siège de la présidence et des principaux ministères. Mais un imposant dispositif de sécurité les en a empêchées.
Depuis une dizaine de jours, la violence est quotidienn




