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Libération

En Cisjordanie, une colère habilement détournée

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Mahmoud Abbas a annoncé des élections et remanie son gouvernement. La mobilisation se focalise sur la «réconciliation» avec le Hamas.

Publié le 04/03/2011 à 0h00

Le départ forcé de Hosni Moubarak, un des principaux alliés du président palestinien, Mahmoud Abbas, qui jouait un rôle important d’intermédiaire dans les négociations avec Israël et les tentatives de réconciliation avec le Hamas à Gaza, a provoqué un électrochoc au sein de l’Autorité palestinienne. Ses dirigeants, souvent accusés d’autoritarisme, ont craint une contagion de la révolte.

Jusque-là, les quelques manifestations de solidarité avec les peuples tunisien et égyptien, à Ramallah, avaient été dispersées d’autant plus facilement par la police qu’elles mobilisaient peu. Mais la chute de Moubarak a réveillé les dirigeants palestiniens. Dès le lendemain de la démission du raïs égyptien, l’Autorité palestinienne annonçait l’organisation d’élections générales en septembre, visant notamment à redonner un mandat clair à Mahmoud Abbas, le sien ayant expiré en janvier 2009. Parallèlement, le président palestinien chargeait le Premier ministre, Salam Fayyad, de former un nouveau gouvernement. Une autre tentative de couper l’herbe sous le pied à de potentielles velléités contestataires : seuls 16 des 24 postes de ministres sont actuellement attribués et, parmi les ministres en exercice, plusieurs sont accusés d’incompétence.

Ce remaniement s’est transformé en exercice de séduction de Salam Fayyad auprès des Palestiniens. Le Premier ministre a lancé un débat sur ses pages Facebook et Twitter, leur demandant ce qu’ils attendaient du prochain gouvernement et qui devrait y siéger. Une

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