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Libération

Libye : l’Occident cherche la parade

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Diplomatie. France, Royaume-Uni et Etats-Unis travaillent à diverses mesures de soutien aux insurgés.

Publié le 08/03/2011 à 0h00

La contre-offensive menée par le colonel Kadhafi depuis la fin de la semaine dernière a relancé les discussions diplomatiques sur l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye, afin de l’empêcher de bombarder ses propres populations. La France et le Royaume-Uni travaillent à un projet de résolution, qui pourrait être présenté cette semaine aux Nations unies. Cette démarche a reçu le soutien des Emirats arabes unis, qui s’exprimaient au nom des pays du Conseil de coopération du Golfe. La Ligue arabe soutient également cette option, selon Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères français, qui a rencontré, dimanche au Caire, son secrétaire général, Amr Moussa.

Ingérence. Le soutien régional et l'adoption d'une résolution à l'ONU sont les deux conditions posées par Paris et Londres à une telle initiative. Mais il reste d'autres obstacles, notamment l'hostilité de la Chine et de la Russie, qui disposent d'un droit de veto au Conseil de sécurité et se montrent réticentes à tout ce qui ressemble à une ingérence étrangère, comme l'a souligné hier le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.

En attendant, l’Union européenne prépare une nouvelle série de sanctions financières contre le régime, visant cinq «entités» libyennes, dont la Libyan Investment Authority (LIA).

Les Etats-Unis, eux, continuent d'hésiter entre plusieurs options, dont la fourniture d'armes aux forces anti-Kadhafi. Une option qualifiée pour l'instant de «prématuré

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