En 2004, à part les images vidéo amateur publiées après coup, le tsunami était resté quelque temps invisible. Les caméras étaient arrivées plus tard en Inde, en Thaïlande, au Sri Lanka, en Indonésie pour en filmer les conséquences, dévastatrices. Les images de la catastrophe qui a frappé hier le Japon nous sont parvenues quasiment en direct : une vague gigantesque, en largeur, en puissance. Un mur d’eau qui déferle parfois sur plusieurs kilomètres à l’intérieur des terres. Une marée noire qui déplace et disloque des entrepôts, des maisons. Effroi devant ces véhicules qui font demi-tour sur un pont, en train d’être submergé. Incapacité, en dépit des images, à se représenter la violence extrême de ce qui est en train de se passer. L’épicentre était à 130 km des côtes mais le pays est en partie dévasté, les morts et les disparus se comptent par centaines. Ailleurs qu’au Japon - où la population sait que ces catastrophes ne sont pas possibles mais certaines, qu’elles ne sont pas un accident mais un destin, où dès l’enfance se multiplient les exercices d’alerte, où se répètent les procédures d’urgence, où les bâtiments sont construits sur des normes parasismiques -, les choses auraient été bien pires. Qu’on se souvienne des 250 000 morts d’Haïti, il y a un an. Preuve que le développement économique est encore la meilleure arme pour limiter les conséquences d’un séisme. Quant au Japon, il attend toujours «The Big One », la secousse tellurique ultime. Les sismologues disent qu’el
EDITORIAL
Effroi
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Publié le 12/03/2011 à 0h00
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