Hier, au terme d’une des pires journées de son histoire, l’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo s’est effondré de 10,55% (à 8 605,15 points), la troisième plus importante chute depuis sa création il y a plus d’un demi-siècle. L’impact ne s’est pas fait attendre en Europe : toutes les Bourses ayant démarré sur une sévère baisse, qui n’a eu de cesse de s’accentuer par la suite. La Bourse de New York, qui avait limité ses pertes lundi, n’a pas échappé au traumatisme. Juste après l’ouverture, le Dow Jones a perdu 2,42% et le Nasdaq plus de 3%, alors qu’au fil de la journée les nouvelles en provenance du Japon devenaient de plus en plus inquiétantes.
Cinq jours après le terrible séisme qui a anéanti une partie du Japon, analystes financiers, traders et autres économistes tentent d'échafauder un scénario crédible. Et une première certitude semble se dessiner : la comparaison avec le séisme de Kobé en 1995 s'éloigne à mesure que passent les jours. «A l'époque, le tremblement de terre avait eu un impact de 2% sur le PIB japonais. Une fois absorbé le coût de la catastrophe, l'effort de reconstruction avait soutenu la croissance pendant plus d'une année. Mais cette fois les choses n'ont rien à voir», souligne Raymond Van Der Putten, économiste à BNP Paribas. Cette fois, le déficit d'énergie électrique sera considérable, allant jusqu'à paralyser les usines de la plupart des secteurs. Et Raymond Van Der Putten d'ajouter : «Tout le monde commence à craindre un blocage




