Le séisme a mis l'industrie japonaise KO. Reste à savoir jusqu'à quand. Les constructeurs automobiles, Toyota, Honda et Nissan ont fermé temporairement leurs usines pour vérification, mais la plupart ne semblent pas touchés. Toyota espère ainsi faire redémarrer certains de ses douze sites dès demain. Mais probablement pas pour longtemps, vu le déficit de pièces détachées, dans un pays où la logistique est complètement désorganisée. En France, l'usine Toyota de Valenciennes dispose de «plusieurs semaines de stocks», dit un porte-parole. Avec un risque d'arrêt de la production le mois prochain si les livraisons ne reprennent pas.
La deuxième industrie stratégique nationale, celle de la technologie, souffre des mêmes problèmes. Des usines sont fermées (huit pour Sony), mais très peu sont endommagées, car installées loin du séisme. Cependant, l'arrêt des exportations risque d'affecter l'ensemble des fabricants d'électronique mondiaux. Le Japon fabrique 21 % des puces électroniques de la planète et 60 % du silicium qui permet de les fabriquer ! Ainsi que de nombreux composants clés des téléviseurs, ordinateurs, appareils photos, ou de l'emblématique iPhone. Il n'y a pas encore de «pénurie» de composants, mais elle pourrait intervenir «fin mars, début avril», prévient Dale Ford, analyste chez iSuppli. Il estimait hier matin que les exportations pourraient reprendre d'ici quinze jours. A condition que la catastrophe nucléaire ne plonge pas le pays dans le




