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Fukushima : le réacteur numéro 2, danger numéro 1

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Dans la centrale accidentée, la radioactivité est de plus en plus élevée. L’intégrité d’une enceinte de confinement est suspecte, faisant craindre une situation incontrôlable.

Publié le 16/03/2011 à 0h00

Bombarder depuis un hélicoptère, certes avec de l’eau, une installation nucléaire, c’est un signe clair de catastrophe. C’est ce qu’envisageaient hier après-midi les ingénieurs qui tentent désespérément d’éviter le scénario du pire à la centrale nucléaire de Fukushima Daichi, frappée de plein fouet par le séisme et le tsunami qui ont ravagé le Japon.

Autre signe clair de catastrophe, le classement au niveau 6 de l’échelle de gravité internationale des accidents nucléaires de ce qui se passe à Fukushima. Une décision d’André-Claude Lacoste, le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française.

Rupture. Que se passe-t-il dans la centrale ? Pourquoi les réacteurs accidentés, dont nous écrivions hier qu'ils étaient «sur le fil du rasoir», peuvent-ils basculer du côté du scénario le plus noir possible ? Un scénario où les émissions de radioactivité dans l'environnement dépasseront massivement celles qui ont été volontairement décidées pour diminuer la pression dans les enceintes de confinement et y injecter de grandes quantités d'eau de mer afin de les refroidir jusqu'à une situation stable et sûre.

Avec le début de refroidissement obtenu pour les réacteurs numéros 1 et 3, les ingénieurs japonais semblaient avoir accompli le plus dur. C’était oublier le réacteur numéro 2, celui qui semblait le moins en danger, et une piscine de rétention des combustibles nucléaires usés, située au-dessus du numéro 4, lequel était à l’arrêt, et donc non dangereux,

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