Totalement occultée par les événements tragiques qui se déroulent au Japon et en Libye, la Côte d'Ivoire connaît, elle aussi, des jours dramatiques.
Selon un nouveau bilan fourni jeudi soir par les Nations unies à Abidjan, entre 25 et 30 personnes ont trouvé la mort, jeudi, dans le quartier d'Abobo suite à une attaque à l'arme lourde des forces de Laurent Gbagbo. Un précédent bilan faisait état de 12 morts.
C'est donc bien un carnage qui a été commis à la mi-journée sur un marché du quartier où des commandos "invisibles" infligent des pertes sévères aux hommes du président sortant depuis le mois dernier.
La violence augmente d'un cran chaque jour. La semaine dernière, des soldats de Gbagbo avaient ouvert le feu sur un rassemblement de femmes, tuant sept d'entre elles.
Le camp d'Alassane Ouattara, reconnu comme le président élu par la communauté internationale, critique de plus en plus ouvertement la passivité des forces de l'Onu, elles-mêmes prises à parti par les fidèles de Gbagbo.
Le mandat de l'Onu l'autorise à recourir à la force pour protéger les civils, à Abidjan comme dans le reste du pays. Récemment, le représentant spécial de l'Onu à Abidjan, Choi Young-jin, avait eu tendance, dans un récent entretien accordé à
Libération
, à renvoyer dos à dos les deux camps. Mais le carnage commis à Abobo ce jeudi par les forces de Gbagbo pourrait bien marquer un tournant dans la crise post-électorale en Côte d'Ivoire.
A plusieurs reprises, la Cour pénale inter




