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DÉCRYPTAGE

Les contours et les risques d’une intervention militaire en Libye

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La résolution de l’ONU, qui vise en creux à changer le régime, légitime l’usage de la force.

Des insurgés libyens, le 16 mars 2011 à Tobrouk, près de la frontière avec l'Egypte. (© AFP Patrick Baz)
Publié le 18/03/2011 à 0h00

Toutes les mesures nécessaires pour la protection des populations civiles, y compris des frappes aériennes, mais pas d’occupation au sol : la résolution poussée par Paris et Londres qui a été votée hier soir par le Conseil de sécurité de l’ONU autorise le recours à la force sous diverses formes. Mais les vrais défis commenceront après le renversement du régime.

Que faire pour stopper Kadhafi ?

Evoquée il y a déjà plusieurs jours, l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne n'est pas suffisante pour changer la donne sur le terrain. Dans les combats actuels, l'aviation de Kadhafi joue un rôle marginal. Ce sont les troupes au sol, munies d'une puissante artillerie, qui mènent la reconquête. Dans les années 90, en Bosnie, l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne n'a pas empêché le massacre de Srebrenica (environ 8 000 morts). Seules des frappes ciblées semblent appropriées pour tenter de stopper l'offensive en cours sur Benghazi. Mais une telle opération n'est pas sans risque. La semaine dernière, le directeur du renseignement américain, James Clapper, soulignait l'étendue du système de défense antiaérienne libyen, l'un des plus denses de la région, avec 31 sites équipés de missiles sol-air, sans compter les lance-missiles de fabrication soviétique. «Bien que vieillot, ce matériel peut faire des dégâts», indique une source militaire.

Quel scénario possible ?

Les militaires affirment pouvoir passer à l'action dans les heures qui sui

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