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Les écologistes japonais sans porte-voix

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Des militants japonais dénoncent l’incurie de l’Etat et tentent d’agir sur le terrain, sans être relayés par les grands médias.

Publié le 18/03/2011 à 0h00

Comme les réacteurs des centrales de Fukushima, la société civile japonaise est entrée elle aussi en action. Les ONG et associations nippones, écolos, pacifistes, antinucléaires, multiplient les mails d'alerte auprès de leurs membres et du public, relayant des informations qui ont moins la faveur des grands médias. Mais la surprise, dans le contexte actuel, c'est qu'on ne les entend pas. L'heure est si grave que les télévisions s'en tiennent, dans leurs journaux, à la couverture factuelle des opérations de refroidissement des réacteurs défaillants et des tentatives de secourir les victimes du tsunami (lire ci-contre). Place à «l'union nationale». Pas à la polémique. Il n'empêche, des voix discordantes essaient de se faire entendre.

«Harmonie». L'écologiste et anthropologue Keibo Oiwa (de son nom de plume Junichi Tsuji), fondateur du groupe Sloth Club, groupe pionnier au Japon dans la défense d'un style de vie marqué par le retour à la terre, espère qu'un «mouvement global réussira à mettre fin au pouvoir nucléaire», et confronte «un système devenu fou fondé sur l'égoïsme et l'ignorance. Il nous faut réfléchir de nouveau à nos styles de vie, à la façon dont nous pourrions vivre en harmonie avec la nature». Chroniqueur régulier pour le magazine Sotokoto, titre phare défendant le lifestyle écolo, l'homme exprime une vraie colère à l'égard de l'exploitant électrique Tepco, gérant de la centrale de Fukushima. «Je ré

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