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Libération
Reportage

La rébellion est sauve mais bute sur Ajdabiya

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Les frappes occidentales, qui protègent les insurgés, ne peuvent intervenir en ville, où les forces de Kadhafi sont retranchées et bloquent la progression de l’armée rebelle.

Un insurgé libyen à un checkpoint non loin d'Ajdabiya, le 23 mars 2011. (AFP Aris Messinis)
ParChristophe Ayad
Envoyé spécial à Benghazi
Publié le 23/03/2011 à 0h00

Tous les jours, les habitants de Benghazi ont une nouvelle occasion d'étonnement. Dimanche et lundi, la ville entière est allée voir les restes de la 32e brigade, écrasée par les Rafale français. Hier, un chasseur F 15 américain qui s'est écrasé dans un champ de luzerne à 50 kilomètres au nord-est de la ville était l'objectif de la promenade du jour. L'avion est calciné comme une vieille poêle à frire, mais l'herbe autour est restée verte. Au moins un missile est encore intact.

«Il était minuit moins le quart, lundi, quand j'ai entendu deux explosions, raconte Salem al-Nafi, un habitant d'al-Abiar, le village le plus proche. Puis on l'a vu s'écraser dans la campagne.» Majdi Abdeljelil, un autre villageois, accouru sur les lieux, explique avoir trouvé un pilote, qu'il a remis au Comité des insurgés locaux. Eux-mêmes l'ont transféré à Benghazi, «capitale» de la révolution libyenne, d'où il a été immédiatement remis aux Américains. L'autre pilote aurait été récupéré dans la nuit par un hélicoptère de l'US Army, d'après des témoignages locaux.

Caméras. Les gosses escaladent la carcasse et se font prendre en photo en faisant le V de la victoire, comme ils l'ont si souvent vu faire en Irak à la télé, avant de se faire enguirlander par un responsable : «Arrêtez tout de suite, hurle-t-il à la vue des caméras des chaînes occidentales. Il faut donner une bonne image de nous, ce sont nos alliés.»«Personne n'a tiré de not

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