C'était un débat pour la forme. L'Assemblée nationale s'est réunie hier pour discuter de l'opération française en Libye, mais celle-ci ne ferait pas l'objet d'un vote comme le précise l'article 35 de la Constitution. Celui-ci n'est valable que si «l'intervention des forces françaises à l'étranger excède quatre mois». En outre, les principales forces politiques, de l'UMP au PS en passant par les Verts, soutiennent peu ou prou ce que le Premier ministre, François Fillon, a présenté comme «une opération de protection des populations civiles, une opération de recours légitime à la force», rappelant que la France et les autres pays de la coalition «ne conduisent pas une guerre contre la Libye». Le Premier ministre a d'ailleurs bien précisé qu'il s'agit d'une opération «excluant explicitement l'envoi d'une force d'occupation au sol».
Taclé.«L'intervention militaire peut s'arrêter à tout moment. Il suffit que le régime de Tripoli se mette en conformité exacte et complète avec les résolutions du Conseil de sécurité, qu'il accepte un cessez-le-feu authentique, qu'il retire ses troupes des endroits où elles ont pénétré», a pour sa part précisé le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, affirmant que la France, «qui était à l'initiative dans l'organisation de l'intervention militaire, serait aussi à l'initiative dans l'organisation de la paix». A l'en croire, le Président devrait s'exprimer prochainement sur l




