Inaugurations de chantiers d'autoroutes, Conseils des ministres ou réunions européennes. Pendant des années, il a présenté les mots d'excuses les plus variés pour sécher les convocations des juges. Huit ans après sa dernière apparition dans une salle d'audience, Silvio Berlusconi s'est finalement présenté hier matin au tribunal de Milan. Soupçonné d'abus de confiance et de fraude fiscale, le président du Conseil, qui est toujours propriétaire de son empire de communication Fininvest, a assisté à la première audience préliminaire de cette affaire de caisses noires. En substance, Mediatrade-RTI, l'une des filiales de son groupe, aurait, à travers des sociétés écrans, surfacturé des achats de films vendus par des majors américaines. Une manière de mettre discrètement de l'argent de côté entre deux acquisitions. Pour son grand retour devant ses accusateurs, dix-sept ans après sa première mise sous enquête et à une semaine de l'ouverture du retentissant procès «Ruby», où il devra cette fois répondre de «prostitution de mineures» et «d'abus de pouvoir», Silvio Berlusconi avait soigneusement préparé la mise en scène. Quelques dizaines de militants de son parti, le Peuple de la liberté (PDL), se sont précipités aux abords du tribunal en criant «Silvio, résiste, résiste, résiste» et le Cavaliere n'a pas manqué, juste avant de monter dans sa voiture, d'intervenir en direct sur l'une de ses chaînes télévisées afin de se présenter en victime d'une justice poli
Le Cavaliere de retour au box des accusés
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Silvio Berlusconi s’est présenté devant la justice, hier à Milan, pour fraude. Avant le procès «Ruby».
Publié le 29/03/2011 à 0h00
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