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Côte-d’Ivoire : offensive éclair du camp Ouattara

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Les partisans du président élu ont pris près d’une dizaine de villes en trois jours, dont la capitale Yamoussoukro.

Publié le 31/03/2011 à 0h00

S'il est une question qu'il ne faut pas - ou plus - poser aux forces armées qui combattent pour le président ivoirien élu, Alassane Ouattara, c'est : combien de temps vous faut-il pour déloger Laurent Gbagbo du palais présidentiel qu'il refuse de quitter malgré sa défaite à la présidentielle de novembre ? Car la réponse est invariable : «Quarante-huit heures.» Qu'elle provienne de la bouche des insurgés en armes d'Abobo (à Abidjan), ou des proches du président reconnu par la communauté internationale retranchés dans l'hôtel du Golf sous la protection de 800 Casques bleus. Le déroulement de l'offensive militaire, lancée lundi, semble leur donner raison. Hier soir, les troupes pro-Ouattara sont entrées dans Yamoussoukro, la capitale politique.

Depuis quatre mois, Gbagbo s’accroche à son siège dans la capitale économique du pays, Abidjan. Les diplomates se sont épuisés à essayer de le convaincre de partir. Toutes les organisations internationales et régionales, Cédéao et Union africaine comprises, ont reconnu la victoire de Ouattara. Lassé d’attendre que les médiations des diplomates portent leurs fruits ou que les sanctions économiques étranglent Laurent Gbagbo, le camp Ouattara est passé à l’offensive. Une attaque éclair, comme promis.

Symbolique. En trois jours, les Forces républicaines, qui regroupent l'ancienne rébellion des Forces nouvelles du nord du pays, et des éléments ralliés de l'ancienne armée ivoirienne, ont fait une avancée spectaculaire à

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